Inspiré de la réelle Maison des femmes créé à Saint Denis par Ghada Hatem, Melisa Godet livre un film toute en sobriété mais non dénué de ressorts dramaturgiques et personnages truculents ou boulevrsants. Ici, l'équipe soignante féminie se bat pour continuer à réparer ces femmes abîmées physiquement et psychologoiquement via des opérations mais aussi des ateliers indispensables à la sororité et acceptation de soi. Rappelons qu'aujourd'hui, plus de 30 Maisons des femmes accueillent en France des milliers de femmes en détresse.
LA MAISON DES FEMMES
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Inspiré d’un lieu bien réel, LA MAISON DES FEMMES s’inscrit dans une démarche profondément ancrée dans le social et l’humain.
h2. LA MAISON DES FEMMES | SYNOPSIS
À la Maison des femmes, entre soins, écoute et solidarité, une équipe se bat chaque jour pour accompagner les femmes victimes de violences dans leur reconstruction. Dans ce lieu unique, Diane, Manon, Inès, Awa et leurs collègues les accueillent, les soutiennent, leur offrent un traitement interdisciplinaire et leur redonnent confiance. Ensemble, avec leurs forces, leurs fragilités, leurs convictions et une énergie inépuisable…
h2. LA MAISON DES FEMMES | CRITIQUE
*Par Matthieu Mathé*
Le film ne cherche pas à embellir, il regarde en face, avec une forme de pudeur qui renforce encore la dureté des situations. Ici, il n’est pas question de spectaculaire, il est question de réparation, de reconstruction, et de ces trajectoires cabossées qui tentent de se relever dans un espace fragile, presque suspendu.
À travers une galerie de femmes marquées par la violence, le récit avance avec une sobriété qui évite souvent le piège du pathos, même si certaines scènes appuient un peu trop leur message. Le film trouve sa force dans ces instants de vérité, dans ces silences et ces regards qui disent plus que les mots. Ce n’est pas une œuvre parfaite, et c’est une œuvre nécessaire, qui rappelle avec justesse que derrière chaque combat invisible, il y a une dignité à préserver.
Le casting joue un rôle essentiel dans cette justesse. Karin Viard porte le film avec une intensité contenue, trouvant le bon équilibre entre autorité et fragilité. Autour d’elle, les comédiennes livrent des performances naturelles, presque brutes, qui renforcent l’impression de réel. On sent une véritable cohésion, une écoute entre les actrices, qui donne à LA MAISON DES FEMMES cette dimension profondément incarnée et crédible.